Edito mai 2017

La santé de nos concitoyens se dégrade : mauvais classement pour la mortalité infantile, diminution de la durée de vie en bonne santé, nombre d’accidents du travail le plus important d’Europe.

Dans le même temps, les principes de notre système de protection sociale ont été peu à peu remis en cause (solidarité intergénérationnelle, financement à partir des richesses créées dans l’entreprise…) : exonérations de cotisations sociales pour les entreprises, report du financement sur chaque individu et l’impôt. Les employeurs cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités quant aux conséquences physiques, psychologiques, des gestions financières, de l’organisation du travail (Lean, etc.).

La Sécu (vieillesse, maladie, famille, accidents du travail) n’est pas le problème, mais une partie de la solution. Les prélèvements financiers sur les entreprises représentent 319 milliards d’euros contre seulement 145 milliards d’euros pour les cotisations sociales. Un point de masse salariale supplémentaire, c’est 2 milliards de recettes supplémentaires. 100 000 chômeurs en moins, ce sont 2,5 milliards de cotisations en plus. Les exigences des salariés sur l’emploi, les salaires, sont un élément déterminant pour la sortie de crise.